Reflexion personnelle relative à l'entame d'une couleur si peu d'atout : - Partir dans une couleur courte : L'entameur peut trouver la coupe, certes, mais les probabilités ne jouent pas en sa faveur. Il ne montre pas grand chose à l'entame. Une perte de temps est vraisemblable. Si un autre défenseur qui n'a pas la main forte prend la main, que fait-il ? => Ca part mal, la défense est dans le flou et est en passe de perdre un 2eme temps, selon l'application de cette règle, soit retour couleur soit ouverture courte. - Partir dans une couleur longue : De fortes chances de trouver la coupe ou le singleton du preneur, sinon tenue annoncée d'entrée. La couleur proposée est 'béton' TOUS les défenseurs font confiance en cette couleur, cela facilite l'évaluation de la main du preneur. Les surcoupes des partenaires, en cas de coupe probable du preneur, vont être exploitées, sauvant, à discrétion, les points de la couleur. 'Discrétion' => points envoyés à la surcoupe ou pas si sauvables autrement. La couleur changera très vite sur le flan, la main forte imposera la sienne. La main faible, qui a entamé, a de faible chance de reprendre la main. Si toutefois, elle reprenait la main, elle devra se soumettre bien évidemment à la nouvelle couleur, ou exploiter une surcoupe dans la couleur entamée en fonction de son emplacement vis à vis du preneur. Si un partenaire prend la main après entame dans la longue. Il proposera une couleur longue avec la même certitude. Cette nouvelle indication 'sure' servira à la défense. Selon ce principe, main forte ou pas, on touche une couleur longue. Si le preneur fournit, Roi ou pas, on change de couleur. Les indications sont sures. Chez certains joueurs débutants, la coutume est de faire atout tout azimuth, favorisant le jeu de la belote ensuite. Cette méthode, nous le savons n'est que peu souvent efficace car le débordement est très important et déterminant pour la chute éventuelle du preneur. Le jeu basé sur le débordement adopté par les joueurs comfirmés est souvent axé sur une course de vitesse entre la défense et l'attaque. Le moindre temps perdu est souvent irréversible pour la défense. Kaweto : le 20 avril 2003